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Et maintenant ?

VENDREDI 3 DECEMBRE – 18h30-19h30
Rencontre proposée par France Culture et Arte en partenariat avec les Trans

“Jeunesse” est un mot dont l’utilisation même relève d’un enjeu politique. Identifier des personnes et les placer dans la catégorie de jeunesse est déjà tenir un discours politique. C’est ce que révèle le sociologue Pierre Bourdieu dans “la jeunesse n’est qu’un mot”, décrivant la construction sociale et culturelle de ce mot et l’enjeu de lutte et de pouvoir entre celles et ceux qui sont “jeunes” et celles et ceux qui ne le sont pas. Cela ne signifie pas forcément que parler de jeunesse est impertinent, mais cela invite plutôt à questionner le mot et à connaître les réalités qu’il recoupe. Car de toute évidence, pour parler du monde de demain – expression largement revenue au goût du jour avec la crise sanitaire -, les jeunes sont sans doute les personnes les mieux placées pour accompagner cette réflexion.

C’est là toute l’ambition du projet “Et maintenant : le festival international des idées de demain”, créé par Arte et France Culture. Une enquête et un festival pour faire un état des lieux général de la jeunesse et réfléchir ensemble à la suite. Le questionnaire, lancé en ligne en octobre dernier et construit autour des grands thèmes de société (politique, nouvelles technologies, famille, sexualité, éducation, croyances, etc…), a pour objectif de saisir les préoccupations contemporaines et celles de la jeunesse (18-30 ans) en particulier, singulièrement touchée par la crise sanitaire. Le 29 novembre, un grand festival, fait de rencontres, de débats, d’ateliers et de performances aura permis d’aller au-delà du constat et de récolter des idées pour demain.

Pour tenir un discours politique, culturel et médiatique auprès de et sur la jeunesse, le choix a été fait de s’adresser à elles et eux directement. Et parce que plus de 50% des publics des Trans Musicales ont moins de 30 ans et que le festival-et de fait Rencontres et Débats- a été pensé depuis sa création, comme un espace de liberté et de réflexion, c’est en toute logique qu’il accueille une table ronde sur la jeunesse et les idées de demain.

Après une présentation des premiers résultats de l’enquête, cette rencontre est l’occasion de questionner les inégalités culturelles, sociales, scolaires présentes dans la jeunesse. Les intervernant·e·s (venant de la sociologie, la politique et des médias) réagiront aussi sur la notion de génération et l’intérêt de lire la société au regard de la jeunesse. Enfin, la parole sera donnée tout au long de la rencontre à des jeunes, d’horizons différents pour partager autour de ces thématiques dont elles et ils elles sont les premiers concerné·e·s, et seront aussi et bien évidemment, invités à donner leurs idées pour demain.

Intervenant·es :

Emmanuel Ethis, recteur de l’Académie de Rennes,
Christophe Nick, journaliste, essayiste et documentariste,
Camille Royon, chargée d’action culturelle et de production de ressources sur les publics aux Trans,
• Et des jeunes ayant participé à Et maintenant ?.

Les enjeux d’une mémoire politique des « musiques actuelles »

VENDREDI 3 DECEMBRE – 10h-12h
Rencontre proposée par MCI (mémoires du CIR et de l’IRMA)

La dénomination « musiques actuelles » dépasse désormais le temps d’une génération. Peu signifiante sur un plan artistique, elle renvoie surtout à un “mouvement” de structuration d’aventures sur une période de plus de quarante ans…

Aujourd’hui engagé dans des logiques de patrimonialisation, ce secteur voit fleurir de nombreuses initiatives de mise en mémoire, qu’il s’agisse de pages dédiées à des souvenirs de scènes locales, de conservation d’événements ou de réflexions pour en maintenir et en transmettre les valeurs.

Cette mise en perspective interpelle les politiques, culturelles ou autres, via leur confrontation évolutive et conflictuelle à ce mouvement.

L’association MCI (Mémoire du Cir et de l’Irma) propose un atelier-rencontre sur les enjeux de cette (re)lecture d’un passé riche, né dans des caves adolescentes, objet de marchés générationnels et confronté aux institutionnalisations les plus diverses.

Que nous raconte cette histoire ? Qu’en connaissons-nous réellement ? Comment préserver ses récits et en transmettre les valeurs ?… Venez échanger vos visions et en débattre avec quelques témoins d’origine de cette histoire.

Intervenant·es :

Véra Bészonoff, coordinatrice de l’accompagnement des adhérents et des dynamiques de territoires FEDELIMA,
Alban Cogrel, coordinateur FAMDT,
Et les témoignages de Philippe Berthelot, Bruno Boutleux, Gilles Castagnac, Luc de Larminat, Maurice Lidou.

Modération :

Julien Pion, coordinateur Supermab et membre de MCI

This is Armorica – Pourquoi la Bretagne pourrait devenir le prochain grand territoire rap

SAMEDI 4 DECEMBRE – 16h30-18h30
Rencontre proposée par Jean-Vic Chapus, SOCIETY

Lujipeka a écrit ses premiers freestyles, en bande autour des barres d’immeuble du quartier rennais de Maurepas. Aujourd’hui, il présente son projet solo en résidence à l’Aire Libre. 

Chaque jour des mixtapes atterrissent sur les plateformes de streaming en provenance du Finistère, des Côtes-D’Armor, du Morbihan et d’Ille-Et-Vilaine. Celles du « Miossec hip hop » Reynz, de la féministe Toallita, de la B-Girl parisienne relocalisée à Rennes, Bonnie, récente gagnante du Buzz Booster (dispositif régional mis en place pour repérer les figures émergeantes du hip hop). La nouvelle génération prête à suivre les traces des francs-tireurs Orelsan et Columbine ? Vrai, mais les musiques urbaines ne se sont pourtant pas imposées d’un coup en Bretagne. En s’appuyant sur un reportage publié à l’été dernier dans le quinzomadaire Society cette conférence reviendra sur cette histoire souterraine. Et tentera d’expliquer pourquoi les jeunes gens modernes du rap peuvent bel et bien inventer une nouvelle West Coast. 

Intervenant·es :

• Bonnie, artiste,
• Charles Songué, directeur du festival Dooinit.
Lucas Duvernet-Coppola, journaliste reporter Society.

Modération :
Jean-Vic Chapus, journaliste reporter Society.

Les plateformes de streaming sont-elles faites pour tout le monde ? 

SAMEDI 4 DECEMBRE – 14h00-16h00
Conférence-débat proposée par Sophian Fanen, lesjours.fr  

La crise du Covid a accéléré le débat sur les revenus de la musique en ligne. Privés de concerts et festivals, qui forment le cœur de l’économie de la grande majorité des artistes, les musiciens et labels ont plus que jamais posé la question de la rémunération générée par les plateformes comme Spotify, Deezer et Apple Music. 

Le streaming peut-il emmener tout le monde ou restera-t-il une vitrine promotionnelle pour la majorité des artistes ? Derrière cette question qui n’a pas à ce jour trouvé de réponse, sont apparues de nombreuses initiatives qui dessinent des portes de sortie pour le monde indépendant. 

Bandcamp, tout d’abord, est apparu comme une plateforme à leur écoute et capable de générer des revenus palpables. Puis il y a eu la piste de la fan economy, ces nouveaux outils comme Patreon ou Onlyfans, qui proposent de mettre en relation directe les artistes et leurs auditeurs·trices les plus engagé·es. Cette table ronde étudiera ces pistes qui dessinent ce streaming de demain.

Intervenant·es :

 Vivien Gouéry, label manager Yotanka,
• Séverine Morin, directrice des études et de la prospective au CNM,
• Cléa Vincent, artiste.

Modération :
Sophian Fanen, journaliste, co-fondateur de lesjours.fr, web média indépendant

Cultiver la démocratie ! La démocratie culturelle, chemin et horizon pour changer de régime

VENDREDI 3 DECEMBRE – 16h15-18h15
Conférence proposée par les Trans Musicales & Luc Carton en partenariat avec France Culture

Devant l’entrecroisement des crises et l’accumulation des causes de révolte légitime, comment éviter que la colère ne s’égare, comment fédérer tant d’indignations potentiellement disjointes ?  

Dans « Un nouveau paradigme » (Fayard, 2005) Alain Touraine nous propose d’identifier ce qu’il nomme un changement de paradigme, une mutation du conflit central autour duquel se structure notre société. 

Depuis bientôt un demi-siècle, le conflit central qui anime et mine les démocraties libérales serait de nature culturelle, au sens anthropologique de la notion de culture : ce conflit porterait sur le non-sens d’une économie désencastrée des territoires humains, sur le non-sens d’une répartition aberrante des richesses, sur le non-sens de la définition même de la richesse, le non-sens d’un travail dévoyé en bullshit jobs, la tendance à la généralisation d’un global burn-out (Pascal Chabot), le non-sens d’un système productif menaçant les écosystèmes, le vivant, les équilibres climatiques, le non-sens d’une consommation de non-sens imposée par le capitalisme informationnel. 

Si le conflit central est de nature culturelle, la démocratie culturelle n’est plus seulement une orientation essentielle du travail associatif d’éducation populaire. La démocratie culturelle, ce n’est plus seulement, « par l’action culturelle, rendre la société plus consciente d’elle-même » (Marcel Hicter). 

La démocratie culturelle serait l’horizon d’un nouveau régime de démocratie approfondie, généralisée et continue, dans l’ensemble des fonctions collectives, en ce compris l’œuvre à faire de « civiliser le marché », de contester l’empire de la propriété, de définir le « Commun » comme principe moteur de la grande transformation à conduire au XXIème siècle (Pierre Dardot et Christian Laval). Une démocratie plus « fondamentale », plus fidèle à son orientation principielle : un peuple (tendant à devenir) vraiment souverain dans tous les aspects de la vie en commun. 

L’horizon, mais aussi le chemin pour fédérer les luttes dans cette direction, pour définir et conduire les conflits porteurs des droits culturels et d’un déploiement des dimensions culturelles de l’ensemble des droits humains. Des références culturelles pour construire des identités multiples et plurielles, un peuple culturel diversifié ? 

Intervenant :

• Luc Carton, philosophe, vice-président de l’Observatoire de la diversité et des droits culturels de Fribourg (Suisse) et co-président de l’association Culture & Démocratie (Bruxelles, Belgique).
Et Sandrine Treiner, directrice de France Culture.

Modération :

• Christophe Nick, journaliste, essayiste et documentariste

Mal-être au travail des salariés en période de crise sanitaire : État des lieux et moyens de prévention  

VENDREDI 3 DECEMBRE – 14h00-16h00
Atelier proposé par le SMA (Syndicat des Musiques Actuelles) 

Selon une récente étude de la DARES portant sur les conséquences de la crise sanitaire sur les conditions de travail, les risques psychosociaux et la santé au travail, l’état de santé psychique des travailleurs s’est fortement dégradé début 2021 avec un doublement du risque dépressif et une forte détérioration de la santé perçue.

La crise sanitaire impacte en effet profondément et durablement l’activité des entreprises et leur organisation du travail. Un fonctionnement différent, parfois en mode dégradé, s’est installé pour une période assez longue dont il est difficile de prévoir précisément l’issue. Ces changements organisationnels et relationnels importants pour les salariés peuvent avoir des conséquences sur leur santé mentale.

Comment évaluer l’exposition des salariés de sa structure aux facteurs de risques psychosociaux ? Quelles mesures organisationnelles mettre en place pour limiter cette exposition ? Comment animer le collectif de travail quand certains sont en télétravail et d’autres continuent de travailler sur site ? Souvent peu sensibilisés à la prévention des risques psychosociaux, les dirigeants des entreprises du spectacle peuvent se sentir bien seuls et impuissants face aux questions que soulève cette période inédite. 

Cet atelier sera l’occasion de dresser un état des lieux des conséquences de la crise sanitaire sur les conditions de travail et la santé des salariés, y compris dans le secteur des musiques actuelles au travers de témoignages de professionnels mais également de présenter les dispositifs et outils de prévention des risques psychosociaux pouvant être mobilisés.

Intervenant·es :

Laëtitia Santarelli, psychologue du travail et Yann Hilaire, ergonome à Thalie Santé (ex CMB),
• Flavie Van Colen, directrice adjointe de Paloma,
Et les témoignages de professionnel·les du secteur des musiques actuelles.

Modération : 

• Laëtitia Coquelin, responsable juridique au SMA

Pour une juste place des femmes dans les musiques actuelles : convaincre ou contraindre ?  

VENDREDI 3 DECEMBRE – 14h00-16h00

Les femmes haussent le son ! #5
Table ronde proposée par HF Bretagne 

En 2021, rares sont les personnes du secteur des musiques actuelles qui ne savent pas que les femmes ont beaucoup de mal à exister dignement dans ce milieu. 

Alors, de quoi faut-il encore les convaincre pour agir ? Pourquoi si peu de changements ? Faudrait-il user de la contrainte ? 

Une chose est sûre : il faut faire reculer les violences sexuelles et sexistes, augmenter le nombre de femmes sur scène (et pas seulement au chant), renforcer la mixité des métiers et combattre les stéréotypes. Et pour cela, aller plus vite qu’une hypothétique évolution des mentalités. Mais derrière ces mots, quelles réalités ? Quelles pratiques du changement ? 

En comparant avec les actions menées dans les luttes contre d’autres formes de dominations, cette table-ronde témoignera de ce qui est efficace – ou non – pour faire reculer les violences et progresser l’égalité : 

  • Où sont les leviers du changement ? 
  • Quels sont les niveaux de responsabilité, institutionnelle, collective ou individuelle ? 
  • Quels sont les outils existants ? 

Intervenant·es :

• Cécile Bonthonneau, consultante spécialisée sur les enjeux d’égalité femmes-hommes dans le secteur culturel et plus particulièrement les musiques actuelles,
• Gerty Dambury,
membre de Décoloniser les arts,
Ottis Cœur,
artistes,
Juliette Rousseau,
autrice de « Lutter ensemble. Pour de nouvelles complicités politiques » (Éd. Cambourakis, 2018) et ancienne porte-parole de la Coalition Climat 21, collectif de la société civile créé en 2014 pour préparer la COP 21. Elle est aussi membre du conseil d’administration d’Attac
• 
Corinne Sadki, conseillère Europe et Égalité femmes/hommes au CNM.

Modération :

• Marine Combe, rédactrice en chef – Yegg Magazine

Les musiques actuelles sont-elles réellement des espaces de diversité(s) ?  

VENDREDI 3 DECEMBRE – 10h30-13h00
Table ronde proposée par la FEDELIMA (Fédération des Lieux de Musiques Actuelles) en partenariat avec la FAMDT et Zone Franche

Lors des trois dernières éditions de Rencontres et débats des Trans Musicales, la FEDELIMA a initié un cheminement collectif qui nous invite à appréhender la notion de diversité dans les musiques actuelles et en résonnance, celle des discriminations qui peuvent y être à l’œuvre. En effet, la problématique initiale à laquelle nous tentons de répondre par ce biais, s’articule autour d’une interrogation centrale qui pourrait se résumer ainsi : les musiques actuelles proposent-elles de réels espaces d’accueil et d’expression des diversités de notre société ? Font-elles œuvre d’inclusivité ? Ne sont-elles pas elles-mêmes pas vecteur de discriminations ?

Alors que les questions d’égalité entre les femmes et les hommes, entre les genres sont de plus en plus partagées dans l’espace public culturel, celles liées plus largement à la diversité des personnes, à la question de l’altérité de la multiculturalité le sont beaucoup moins. Aussi peut-on toujours se demander si les musiques actuelles constituent réellement un endroit non-discriminant, un espace de dialogue et de construction avec la société dans toute ses diversités ? 

Sans aucunement vouloir minimiser l’articulation des rapports de domination, que nous aurons sans doute l’occasion de rappeler sur cette table ronde, nous avons choisi de questionner plus spécifiquement sur cette édition 2021 de Rencontres et débats, la notion des discriminations raciales dans les musiques actuelles.

Partager des analyses, des observations sur ces enjeux nous semble déjà être une étape essentielle à une prise de conscience collective qui nous invitera sans doute à faire évoluer nos représentations, nos paradigmes pour ensuite pouvoir faire évoluer nos modes de pensées et d’actions possibles.

Il s’agira également de nous demander quelle autre narration pouvons-nous collectivement construire pour échapper à la tentation de la division et de la stigmatisation ? Quel récit collectif pouvons-nous élaborer pour nous aider à avancer vers l’acceptation des différences, de l’altérité qui posera des bases solides pour une société davantage vécue en solidarité et en équité ? 

Intervenant·es :

• Blick Bassy, artiste,
Obi Bora, artiste,
Astrid Canga, fondatrice et coordinatrice de la programmation du festival ATOM (Occitanie),
• Sophian Fanen, journaliste, co-fondateur de www.lesjours.fr, web média indépendant, auteur de la série « Musiques noires, or blanc »,
Naïma Huber Yahi, historienne chercheure associée à l’Urmis/université Côte d’Azur et directrice adjointe de l’association Villes des musiques du monde,
Thérèse, artiste et styliste.

Modération :

• Samira Houari, journaliste et documentariste

Captation vidéo de la table ronde : La Cantatrice Chôme

Quelle place faire à l’emploi dans son projet de festival ? Articuler les missions et les rôles

JEUDI 2 DECEMBRE – 16h30-18h30
Table ronde proposée par le Collectif des Festivals 

Le Collectif des Festivals continue à explorer les modes de fonctionnement des festivals. A travers trois témoignages, nous questionnerons les organisations des festivals : Comment appréhender le passage d’une organisation entièrement bénévole à une organisation employeuse ? Quelle répartition du travail et du pouvoir au sein des festivals ? Que peuvent nous apprendre de nos organisations les ressources humaines ?

Intervenant·es :

• Nadège Courroussé, administratrice de production du Festival du Roi Arthur,
• Micha Ferrier-Barbut, consultante en management pour les entreprises culturelles,
• Igor Gardes, directeur du Festival du Cornouaille,
Carol Meyer, directrice du Festival Art Rock,

Discutante :

• Isabelle Mérand, directrice des Gesticulteurs.

Modération : 

• Laureline Geisen, aujourd’hui DRH, elle a été administratrice d’associations culturelles

Inspirations pour une autre relation au monde : Les artistes au cœur de la transformation écologique de notre société ?

JEUDI 2 DÉCEMBRE – 14h00-16h00
Table ronde proposée par Printemps Bruyant  

Devant l’urgence environnementale (et sociale) et après le choc de la crise sanitaire, une profonde transformation de notre société s’impose. Une « reconversion écologique » est appelée par de nombreux penseurs et acteurs de la société civile, mais aussi des artistes. 

Parallèlement aux pratiques écoresponsables qui s’inscrivent progressivement dans le secteur culturel, il s’agit, plus globalement, d’opérer un profond changement dans nos modes de vie.

L’art, intermédiaire de notre relation au monde (qu’il permet d’élargir), projection de nos imaginaires, a un rôle majeur à jouer dans cette mutation.  

Il s’agit donc de questionner les inspirations pour mener cette « bataille culturelle ».

Avec nos invités – artistes, médiateurs, penseurs – nous interrogerons les aspirations de chacun, les raisons de s’investir, les types d’engagements, les leviers pour agir, la question du sens, les liens avec les publics, l’urgence d’un élan collectif ?  

Comment rendre désirable et envisageable une transition qui ne soit pas simplement énergétique mais une véritable mutation vers une société plus sobre et plus solidaire ?

Intervenant·es :

• Dominique Bourg, philosophe, professeur honoraire à l’université de Lausanne, directeur de la rédaction de la revue La Pensée Écologique,
• Simon Gauchet, metteur en scène, comédien, plasticien, fondateur de l’École Parallèle d’Imaginaire,
Joan Pronnier, chargée de projets chez COAL – association de mobilisation des artistes et des acteurs culturels sur les enjeux sociétaux et environnementaux,
Ladylike Lily, artiste musicienne, plasticienne, signataire de « Music declares emergency ».

Modération :

Zeynep Morali, co-fondatrice de Printemps Bruyant
Célia Penfornis, co-fondatrice de Printemps Bruyant