Djavanshir .N, photographe portraitiste du nord de la France gravitant dans le milieu rock depuis 2005. Il sort son 1er livre « Some of Us Call that Rock’n’roll fin 2015, un hommage à la scène indépendante du nord de la France. En 2017, il décide de partir pendant deux mois afin de se documenter sur cette « nouvelle génération de punks » émergeant à Rangoun, capitale culturelle du Myanmar.

Dans son travail Djavanshir.N utilise différentes méthodes expérimentales développées au cours de ces 10 dernières années (Lumière studio, approche crue du noir et blanc, Puzzle etc…) dans le but de créer une diversité et unicité dans chaque portrait capturé.

Le mouvement Punk a fait son apparition en Birmanie au cours des années 90 pendant que le pays était encore sous une dictature militaire. En ce temps, les idées politiques risquaient des peines d’emprisonnement lourdes. Malgré le changement de gouvernement en 2011, la population Birmane continue d’endurer différentes violations des droits de l’homme ainsi qu’un seuil de pauvreté important. La situation politique est fragile, corruption courante et liberté d’expression bafouée. Être punk peut porter des risques.

 » Chaque punk que j’ai rencontré possède une histoire différente. Allant du Fils d’ex-policier à l’âme pure, se bâtant pour promouvoir l’amour et la gentillesse dans les rues de Rangoun, à l’individu à l’esprit brillant se cachant derrière les yeux d’un accroc ayant passé 6 ans en prison pour possession d’un gramme d’herbe.
La plupart d’entre eux sont dans leur vingtaine, musiciens pour certains, d’autres consomment du yaba ou de la metha amphétamine, ou encore vivent un simple flirt avec l’alcool. Il y a une claire distinction entre ceux pour qui être punk est un mode de vie et ceux qui engagent des actions politiques. Mais pour chacun d’entre eux, c’est une identité et une communauté. Cette série photographique représente les instantanés que les punks de Rangoun ont partagé avec moi. »