Technologie, travail, partage de la valeur… le collaboratif change t-il vraiment tout ?

QUELS NOUVEAUX OUTILS OU MÉTHODES D’ORGANISATION ET D’ÉCHANGES EXISTE T-IL AUJOURD’HUI POUR FAVORISER AU SEIN DES SECTEURS CRÉATIFS À LA FOIS LE DÉVELOPPEMENT DE PROJETS COLLECTIFS ET LE PLAISIR INDIVIDUEL AU TRAVAIL ?

Les termes de disruption, d’empowerment, de révolution numérique, de blockchain envahissent de plus en plus les espaces de réflexion. Le rythme imposé par l’ère numérique, où une révolution succède à une autre, empêche souvent d’exercer une pensée critique sur les impacts et les externalités, à la fois positives et négatives, associées à une innovation (qu’elle soit technologique, organisationnelle, économique ou d’usage).

Dans la continuité historique du peer-to-peer, de nombreux échanges, transactions ou modèles mettent désormais en interaction de plus en plus directe, et de façon distribuée, des acteurs (prestataires, collaborateurs) dans de nouvelles formes d’organisation (coopératives d’activité et d’emploi, communautés).

Dans le même temps, les projets culturels viennent faire vibrer à priori une corde sensible, un engagement que l’on suppose souvent passionné et militant. La réalisation de soi, le respect des autres, l’impact réel sur la société, l’efficacité d’entrepreneur, la construction et le partage de communs sont-ils pour autant systématiques dans ces projets ? En explorant des cas d’usages autour de projets collaboratifs (qui explorent le potentiel de la blockchain, modélisent de nouvelles règles de partage de la valeur, testent de nouveaux modes organisationnels), l’idée est d’interroger, au-delà des statuts des structures elles-mêmes, les conditions de succès de projets d’intérêt collectif.

Une table ronde destinée à réinterroger de façon collective, au travers d’exemples et d’outils précis, ces nouvelles façons de penser les notions d’usages, d’échanges, de propriété ou d’organisation au sein des secteurs créatifs.